Le Conseil fédéral a adopté en 2022 un plan d’action contre le gaspillage alimentaire afin de réduire les pertes évitables d’ici à 2030 de moitié par rapport à 2017. La première phase (de 2022 à 2025) a mis l’accent sur les mesures volontaires autonomes des milieux économiques. Dans ce cadre, un accord intersectoriel a été adopté et a joué un rôle central. Il a d’ailleurs déclenché une dynamique positive, puisque 37 entreprises et organisations se sont mobilisées conjointement contre le gaspillage alimentaire.

Progrès mesurables
Le 6 mai 2026, le Conseil fédéral a approuvé le rapport intermédiaire portant sur la première phase. Les résultats montrent qu’un suivi systématique ainsi que des mesures opérationnelles ciblées contribuent à réduire les pertes alimentaires. La Haute école des sciences appliquées de Zurich estime le recul du gaspillage alimentaire entre 2017 et 2024 à quelque 5 %. Les baisses les plus importantes ont été mesurées dans le commerce de détail et la gastronomie, auprès des entreprises qui mesurent leur gaspillage alimentaire. Néanmoins, la valeur indicative de 25 % fixée pour 2025 dans le plan d’action n’a pas été atteinte. Cela s’explique par le fait que les mesures déjà prises nécessitent davantage de temps pour produire pleinement leurs effets. De plus, leur portée reste parfois insuffisante et des efforts accrus sont nécessaires au niveau des ménages.

Une prochaine phase déclinée en trois champs d’action
Le Conseil fédéral a décidé des mesures pour la prochaine phase. Il continue à miser sur le volontariat et l’autonomie et prévoit qu’un plus grand nombre d’acteurs participent au plan d’action et suivent les mesures de ce dernier. Il convient également d’améliorer les bases de données, par exemple en agriculture, et de sensibiliser davantage les ménages à la question du gaspillage alimentaire. Le Conseil fédéral sera informé en 2028 de l’avancement du projet.

Rapport intermédiaire relatif au Plan d’action contre le gaspillage alimentaire